Je suis Heureuse.

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Hellooooo ma sardine à l’huile !
 

J’allais te raconter un truc super important sur ma vie (comme d’habitude) quand je suis tombée par hasard sur ce billet de Léonie SaintJean, où elle se demande comment être heureuse. (Vise un peu mon titre super original du coup… Tant pis hein, je l’aime bien comme ça !)
 

Comment être heureuse, donc.
 

C’est marrant parce que je me souviens nettement du jour où j’ai décidé de l’être.
 

Pourtant c’était un jour comme un autre, je me traînais dans ma carcasse que je ressentais alors et depuis toujours comme « du beurre que l’on étire sur une tartine trop grande » (merci Bilbo d’avoir mis des mots sur mon ressenti ! … Oui bon, Tolkien -ou le traducteur je sais pas- mais c’est pareil.)
 

Je devais avoir 22 ans, ou un tout petit peu plus, peut-être juste un mois ou deux de moins. Ce n’est plus très clair dans la datation, mais là n’est pas l’important.
 

Je me souviens m’être assise sur mon lit, et m’être dit « je décide d’être heureuse ». Comme ça, paf. Ca m’est tombé dessus comme la grippe.
 

Et cette petite décision a finalement changé ma vie.
 

Soudain, les petits tracas du quotidien et les aléas de la vie (comme un petit rhume, je m’en souviens clairement car un défaitiste agacé par ma nouvelle bonne humeur me l’avait reproché) n’étaient plus que des petits cailloux qui ponctuaient ma vie de choses désagréables-mais-ça-va.
 

Il faut savoir qu’on m’a éduquée dans l’idée que TOUT est un problème. Je veux dire : TOUT, pas juste « tout » dans les grandes lignes.
 

Faut aller faire les courses ? Rolalah, quelle galère, et dire que j’ai mal aux pieds, rolalah, et en plus il pleut/y’a du soleil/fait trop froid/trop chaud/y’a du monde, rolalah.

J’ai un rhume ? Rolalah, bien sur ça tombe sur moi (comme sur la population française au complet sauf Mr. Geek pour qui les rhumes ne sont que deux reniflements durant 24h), alors que juuuustement j’avais tant de choses à faire, rolalah, quelqu’un m’en veut là-haut c’est pas possible.
 

Tu crois que j’exagère ? Et bien non. Et ça ce sont des exemples faciles, mais imagine que tu vives entourée de gens pareils à ça ma sardine. Bonjour l’entretien du malêtre.
 

Ce n’est pas que d’un coup tout est devenu merveilleux et plus facile, loin de là. Des soucis plus ou moins gros, des chagrins, des déceptions, j’en ai eu mon lot aussi.
 

Mais curieusement, ça m’atteignait moins.
 

Je me suis mise à sourire, d’abord un peu, puis beaucoup, puis tout le temps.

 
Je me suis mise à chantonner, puis à chanter, puis à danser en chantant à tue-tête (au grand désespoir de Mr. Geek et des chats).
 

Je me suis mise aussi à être reconnaissante, pour tout et aussi pour rien. J’ai bien mangé ? Merci ! Même si c’est moi qui ai fait le bon repas : merci moiiii ! Et merci la vie de m’avoir permis de le manger !
 

Je gagne à un concours ? Merciiii l’organisateur, et merci la vie de m’avoir permis de gagner !
 

Bon ok, j’exagère un touuuut petit peu, je ne me dis pas « merci » en continu, mais il n’empêche que je me sens consciente d’être chanceuse, même quand ça va mal.
 

 

Smiiiiiiiile !
Smiiiiiiiile !

 

Et puisque je parle d’aller mal, oui, ça m’arrive aussi, j’ai presque envie d’ajouter « heureusement ».
 

Je me fais mal, on me fait mal, mentalement, physiquement. Il m’arrive quasiment tous les jours un petit ou gros pépin. (Genre un couteau dans mon doigt, ou ma tête contre la porte, pour ne citer que les 7 derniers jours haha !).
 

Mais là où avant ça m’arrêtait, aujourd’hui… Ce n’est plus qu’un pépin. Je continue ma route, et si mon état déprimé s’agrippe un peu trop longtemps à moi, vient toujours ce moment où j’ai un genre de mouvement d’épaule mental, comme si je me défaisais d’une cape lourde et triste. Et je me dis « Non mais, je n’ai qu’une vie et je la gâche à être déprimée ». Et je repars, en remontant la pente, généralement.
 

L’envie d’être heureuse me pousse aussi à accepter de ne pas avoir, ou de perdre, certaines choses. Mais elle me pousse aussi à me battre pour d’autres choses qui me tiennent à coeur. Autrement plus importante souvent que les petites choses que je souhaitais posséder (ou plutôt consommer) dans le passé.
 

C’est grâce à cette envie que j’ai quitté une vie qui ne me plaisait pas aux cotés d’un manipulateur violent, que j’ai finalement quitté mon pays natal pour rejoindre un homme qui m’aimait (et m’aime encore) vraiment. Je parle d’Amour, mais c’est aussi cette envie d’être heureuse qui m’a appris que l’Amour, ce n’est pas souffrir et accepter tout de l’autre par peur d’être seule, c’est un sentiment bien plus fort.
 

C’est aussi cette envie qui m’a poussée à développer mon sens de l’auto-dérision, et mon humour par la même. En me permettant de dédramatiser les petites gaffes, bourdes que je fais à longueur de temps. Et à prendre le plaisir où il se trouve. Même si c’est dans mes collants qui glissent et entraînent ma culotte dans leur sillage, me laissant cul nul, culotte sur les genoux sous une jupe à mi-cuisses, devant mon interlocutrice et son fiston. Oui bon ok, là j’ai un peu honte. Mais ça ne m’a pas empêchée (et ne m’empêche toujours pas) d’en rire.

 
C’est enfin cette envie qui me guide chaque jour, me permet parfois de faire des choix difficiles, qui me pousse à ne pas regretter trop fort ce que je regrette.
 

Et finalement, si il y a bien une chose que je souhaite me dire le jour de ma mort (dans très très trèèèèèès longtemps siouplait) c’est « j’ai été heureuse ».

 
 

Et toi ma sardine, es-tu « heureuse » ? C’est quoi pour toi, le « bonheur » ?

 

 

 

8 Comments

  1. Il faut s’autofeliciter, il faut se booster, il faut sourire, apprécier chaque petit moment, geste, parole que l’mn donne, reçoit.
    On peut sinon en effet facilement tomber dans le négatif/pessimiste: y pleut, y fait froid, j’ai pas ca, je veux ca…
    Voyons le verre a moitié plein plutôt qu’a moitié vide….!

    1. Fugu Fugu

      Je me souviens de la première fois où j’ai parlé de verre à moitié plein (plutôt qu’à moitié vide), ça m’a fait tout drôle… 😀

      Bref, tu as raison, le bonheur se trouve dans plein de petites choses qu’il faut apprendre et accepter de voir ! 🙂

  2. Je n’ai qu’un mot, bravo !
    Parce que je n’y arrive toujours pas, j’ai encore (trop) souvent des périodes sombres où je n’ai qu’une envie, celle de me laisser glisser au fond. Certes, je finis par donner un coup de pied pour remonter, je ne reste pas enlisée, mais ça plombe quand même beaucoup ma vie je m’en rends compte. Je travaille dessus mais je pense qu’il me faudra au moins une autre vie pour réellement inverser la vapeur 😉
    Et pourtant… aux yeux des autres, je suis celle qui sourit, qui est optimiste, qui booste, qui voit la vie en couleurs…
    Du coup, il y a souvent une grosse incompréhension, que veux-tu, j’ai « tout pour être heureuse ».

    1. Fugu Fugu

      Entre « tout avoir pour être heureux » et l’être, il y a une énorme différence… Et c’est encore sans compter sur les images que l’on renvoie, les masques que l’on enfile… :/

      Je te souhaite de trouver dans cette vie, et surtout bientôt, une voie qui te libères et te rende heureuse !

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