Quoi ? Moi, colorier comme une enfant ? Ca jamais !

Note à propos du précédent billet : Merci de ton soutien, ici, ailleurs. Sincèrement merci. Je n’ai pas le courage, ni l’envie je dois l’avouer, de revenir là dessus pour l’instant. Mais sache que je ne t’ignore pas par mépris. J’y reviendrai sans doutes, quand le moment sera venu. Bref : poutous sur les deux joues.

Et en avant la musique ! Enfin… La lecture.
 

crayons

 

Quoi ? Moi, colorier comme une enfant ? Ca jamais !

 

Ce sont en tout cas les mots qui me sont passés par la tête lorsque j’ai découvert pour la première fois le coloriage pour adulte. C’était il y a plusieurs années, à l’époque ce n’était pas encore du tout si courant. Ne me traite pas de vieille s’il te plait, je me le sens déjà bien assez comme ça. (Par contre tu peux me traiter d’intolérante, enfin celle que j’étais à l’époque, parce que je l’étais un peu quand même faut croire).
 

Bref, toujours est il que pendant des années, je reluquais d’un drôle d’oeil ces nanas (j’ai rarement vu des hommes s’y mettre, encore une fois, à croire que si le loisir ne contient ni clous, ni marteaux (ou voiture à tuner), ce n’est pas assez viril). Bref, je disais donc que je reluquais d’un drôle d’oeil ces nanas qui s’y adonnaient.
 

Et puis il y a quelques temps, lors d’une rencontre « loisirs créatifs » dans mon village (ça y est, je m’intègre ! Enfin j’essaie, si on ignore le fait que les tables étaient disposées en O et qu’elles se sont toutes posées en face de moi pour me laisser seule sur une rangée, quitte à venir chercher les chaises à mes gauches et droites), lors d’une rencontre « loisirs créatifs » donc, disais-je, j’ai eu l’occasion de voir de plus près des dames s’y adonner.
 

Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai trouvé ça vraiment chouette.

 

Peut-être leur air concentré, ou toutes ces couleurs qui s’étalaient gaiement dans un ordre aléatoire (je ne critique pas, je les ai vues prendre les crayons au pif, du moment qu’il n’était pas de la même que juste précédemment appliquée) sur le dessin.
 

Ou peut-être aussi que l’aspect moins « bambin » que d’habitude (des mandalas, avec des chats) me paraissait d’un coup bien plus motivant… (Et puis il y avait des chats).
 

Toujours est il que je me suis alors dit que ce serait super de faire comme elles. (Originalité : 0, mais on s’en fiche).
 

Et crois le ou non ma sardine (mais c’est vrai quand même), lors de notre réveillon différé avec un ami (on le fait tous les ans, à la vraie date dans la famille, à une autre date ensemble), il m’a offert… Un calendrier à colorier ! Avec des CHATS !
 

Lui !  Je te montrerais bien une photo du mien mais c'est impossible pour cause de chat sur les genoux (et de mauvaise lumière).
Lui !
Je te montrerais bien une photo du mien mais c’est impossible pour cause de chat sur les genoux (et de mauvaise lumière).

 

Ô JOIE ! Ô FELICITE !
 

Le pauvre a du croire que je feignais la joie tellement je la montrais. Il m’a même dit sur un ton d’excuse « il est aussi très joli en tout blanc ». Ou alors il avait peur que je le massacre avec mes crayons. Va savoir…
 

Et du coup, après quelques jours d’hésitation « et si je le massacraiiiiiis ?! », je me suis lancée.
 

Une couleur après l’autre, d’abord d’une manière très appliquée-avec-le-bout-de-la-langue-qui-pointe et puis de plus en plus librement.
 

Et je me suis sentie… Bien.

 

Pas juste « bien » en fait, vraiment BIEN.
 

Tu le crois ça ?
 

Je ne saurais vraiment dire pourquoi, enfin pas exactement pourquoi, mais j’ai senti comme une libération en moi.
 

Je sortais d’une semaine très difficile dont le point de départ avait réveillé pas mal de traumatismes (non il ne s’agit pas de mon billet de lundi), et même si le coloriage n’a pas été le seul exutoire (j’en ai eu un autre dont j’aimerais te parler bientôt, plus… vidéoludique mettons), il m’a clairement aidée.
 

Concentration, déliement du poignet, rien d’autre que le dessin, les crayons, la couleur et moi.
 

Comme un retour non pas en enfance, mais dans les premières années de ma nouvelle vie, avec Monsieur Geek (faut vraiment que je me penche sur un surnom pour lui, aucun ne me convient… Un truc en rapport avec la mer, ou le plancton, ce serait pas mal).
 

Ces moments où il partait bosser,que je restais à glander à dessiner, à colorier. Une bonne musique, le crayon, la feuille…
 

Bon il y avait aussi beaucoup de choses qui n’allaient pas à cette époque, mais ces heures passées à dessiner et colorier étaient vraiment bonnes.
 

Et pour la peine, encore un chat !
Et pour la peine, encore un chat !

 

Aujourd’hui encore, je continue de colorier, même si un peu moins, sans doutes parce que je me sens un peu mieux. Ou parce que les obligations me rattrapent (mais laissez moi tranquiiiiilleuh !). Mais il se passe rarement un jour sans que l’envie ne me prenne de sortir les crayons et d’étaler la couleur.
 

D’ailleurs j’ai même craqué et passé commande de livres de coloriages (des agendas à colorier 2015 et 2016, à 1.50€ pièce, et neufs, une affaire !) et des carnets de marques-pages. Avec des CHATS.
 

Et tant pis si ce n’est pas parfait, si on voit quelques coups de crayon, ou si j’ai débordé : au final j’en arrive à aimer mon coloriage et ses imperfections.
 

Et en fait, je vais te dire… Je trouve ça super d’arriver à les aimer. Parce que du temps où je passais mes journées à dessiner, je n’étais jamais satisfaite. Je me tirais toujours vers le haut, comme mon entourage qui ne pointait que ce qui n’allait pas. Je visais la perfection, impossible à atteindre. Et si j’adorais passer des heures à dessiner, je souffrais ensuite beaucoup de la déception de tout ce temps gâché. (Ou estimé gâché, ce qui revient finalement au même).

 
Voilà que je me découvre plus bienveillante avec moi même. Comme avec les autres d’ailleurs. ♥
 

Encore un bienfait du coloriage. Et des chats. Enfin ceux illustrés parce qu’en vrai… je dois te dire aurevoir, ils ont décidé de refaire la déco dans toute la maison. (Vive les températures négatives).

 

Et toi ma sardine, tu colories ? Tu dessines ? C’est quoi ta méthode pour évacuer le stress ? (Ne pas avoir de chats, ça ne compte pas !)

4 Comments

  1. Je décolle le vernis sur mes ongles du bout des dents (je te rassure, je ne le mange pas). Oui, bon, ça c’est quand je ne me surveille pas et que j’ai un gros stress.
    Sinon, je lis, je perle, je tricote, crochète, mate des séries, fais des câlins avec mon homme (aucune hiérarchie dans les items), papote avec des copines, écoute certains morceaux de musique à fond (mais là il faut que je sois seule pour pouvoir chanter en même temps), colorie aussi, crée des zentangles… Je pioche en fonction de l’intensité du stress, de l’endroit où je suis et du temps à ma disposition 🙂

    1. Fugu Fugu

      Blblbllllllll ! J’ai un souci avec les dents sur les ongles, rien qu’à imaginer, j’ai des frissons… Et pourtant tu ne m’as pas dit que tu les ronges ! 😀

      Ah non moi pas besoin d’être seule pour que je chante… Ce qui explique peut-être pourquoi Monsieur Geek baisse souvent le son…

      Comme quoi, le stress peut-être aussi source de créativité… Tant qu’il ne nous ronge pas (comme les ongles, aaaaah, blblblblllllll).

  2. Je jardine, je cuisine, je trie, je colorie aussi parfois, j’écris, je pars faire une promenade, je fais du yoga, un peu de méditation… Dans mon groupe thérapeutique, on s’ouvre à diverses techniques et la première séance était consacrée au coloriage et au dessin 🙂
    Ici, on vient de faire du collage… c’était super ! Je retrouve la joie de « faire » 🙂

    1. Fugu Fugu

      Je trouve cela impressionnant la capacité d’une activité « basique » à nous recentrer et nous détendre, tout en, en plus, nous permettant de découvrir des techniques ou même juste de nous montrer créatifs… 🙂

      Le yoga et la méditation j’aimerais vraiment m’y mettre. ♥

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