Horrorstör, quand le pire se cache dans l’ombre des Billy

Aujourd’hui, on va jouer à se faire peur !

Je sais pas toi mais moi, la littérature horrifique n’est généralement pas ma tasse de thé. Encore une fois, l’avatar du fugu me va comme un gant puisque dès que l’histoire entre dans le flippant, mes cheveux se hérissent tels des épines tout autour de mon crâne.

Mais une fois n’est pas coutume (coutume pas encore installée d’ailleurs, vu que c’est mon premier billet lecture, logique), je vais te parler d’un roman qui fait peur :

 

Horrorstör de Grady Hendrix.

 

J’ai découvert Horrorstör à sa sortie, non pas dans une librairie mais sur Hellocoton en fait. Plusieurs blogueuses en parlaient (vers octobre/novembre, dans ces eaux là) et en bon petit fugon (fuguXmouton) en mal de lecture, j’ai posé le titre de cet OVNI sur ma liste de Noël.

Bien m’en a pris, puisqu’il s’est retrouvé au pied du sapin (merchi mon Amoureux). 🙂

Bon je t’avoue que si j’ai dévoré en 24h la première partie, j’ai ensuite attendu… 8 mois pour le finir. Et du coup le relire d’une traite. Connaissant la trame, j’avais déjà moins peur. 😉
 

couverture horrorstor 1R
 


Résumé :

Il se passe quelque chose d étrange au magasin de meubles d Orsk à Cleveland, en Ohio. Ces derniers temps, les employés découvrent, en arrivant le matin, des étagères Kjërring démontées, des piles de gobelets Glans renversées, des armoires Liripip fracassées…
Les ventes sont en berne, les responsables de rayon en panique : les caméras de surveillance ne montrent rien d anormal.
Pour lever le mystère, une équipe de trois employés se retrouve engagée pour rester sur place toute une nuit. Au coeur de l obscurité, ils arpentent les allées du showroom désert, courent après d inquiétants bruits et finiront pas se confronter aux pires horreurs…

 

page 2 horrorstor


Mon avis :

Alors déjà, le style de lecture : j’ai eu un peu de mal à l’apprécier au départ, tant il est concis. Phrases courtes, actions rapides, c’est un style que je trouve très moderne et j’ai parfois un peu de mal avec ça. (Peut être parce que j’ai commencé ma vie de lectrice avec Jules Verne, Victor Hugo pour continuer avec Zola et Maupassant avant de découvrir Tolkien ? On a fait plus « digeste » depuis).
 
Je trouve quand même qu’il manque parfois quelques phrases ou paragraphes pour bien nous détailler ce qu’il se passe, difficile de t’expliquer sans te spoiler mais des fois, le personnage est à un endroit et la phrase suivante, il se retrouve à un autre avec une action en cours arrivée d’on ne sait où. Perturbant.
 

L’histoire s’ouvre sur le magasin Orsk, pâle copie d’Ikéa (voulue par ses concepteurs), et sa horde d’employés. Parmi eux, c’est Amy que tu vas suivre au fil des pages, ainsi que ses collègues : Basil (le responsable), Ruth Ann, Trinity et Matt.

Je trouve les personnages très caricaturaux (l’employée blasée, la coréenne à couettes fluos qui joue l’étudiante japonaise, le hipster à barbe, la vieille fille fan de desperate housewife…) et lors de ma première lecture, je n’ai pas du tout réussi à m’attacher à eux.

Lors de la seconde lecture, ça allait donc mieux, même si j’ai encore eu du mal avec Amy, ce qui est dommage puisque c’est elle qu’on suit.

Par contre, je me suis beaucoup attachée à Basil et j’aurais aimé que l’auteur développe plus ses personnages, lui en particulier, car son histoire a l’air intéressante. (C’est vrai, il ne peut pas être uniquement un bon petit responsable relou, alors quoi ? C’est quoi son passé, sa vie, son rêve ?).

Coté psychologique, tu as compris, on ne fait donc que les survoler.

Il faut dire que le roman ne fait que 240 pages, illustrations et gros caractères compris.
 
Ca se lit très vite, et pour peu que tu le lises dans une maison un peu vieille et tout en bois comme la mienne, tu auras vite l’impression d’être à leurs cotés, le moindre craquement rajoutant à l’ambiance oppressante. (Brrrrr).
 

 
Le gros point fort du roman, c’est sa présentation originale bien sur ! Format presque carré type catalogue Ikéa, couverture présentant de l’ameublement avec nom et prix… De loin on s’y tromperait (d’ailleurs mis à part l’Amoureux qui me l’a offert, tout le monde a cru que c’était un catalogue Ikéa, super le cadeau de Noël !).

 
J’ai beaucoup aimé aussi les chapitres qui s’ouvrent sur une présentation d’un meuble Orsk. Ce qui ajoute à l’horreur car au fil des chapitres, les meubles deviennent de plus en plus étranges et angoissants, voir dégoûtants. 😉
 

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En parlant de dégoûtant, il y a certains détails bien gores, du genre à te faire hérisser les poils du dos et faire « beuuuuuh » en frissonnants. Mais dans l’ensemble, ça reste assez « moyen », on ne sombre pas dans l’horreur sans nom et on peut tout à fait refermer le roman sans y rester coincé.

Et c’est heureux car comme je te le disais, chez moi les ombres, les grincements et les portes qui claquent sans raison sont monnaie courante (peut être que je t’en parlerai un jour, en tout cas mes amis adooorent mes histoires de maison hantée. C’est pour ça qu’ils sont nombreux à ne plus vouloir y entrer). 😉

 
couverture horrorstor 2


Est-ce que j’ai aimé ?

Oui, on peut dire ça. En tout cas suffisamment pour espérer une suite, ou d’autres aventures sur le même thème. 😉

 
Et toi, tu aimes les histoires qui font peur ? Te laisseras tu tenter par une petite balade dans le Orsk de Cleveland ? 😉
 
Horrorstör de Grady Hendrix, Milan et demi éditions, 240 pages, 19€.
 

Lors de la première séance photo, devine pourquoi elle a été écourtée... ?
Lui par contre, il n’a pas peur… Il voit de vrais esprits. 😛

6 Comments

    1. Fugu Fugu

      Je comprends, ce livre est un peu mon exception, et encore, à la première lecture, la première nuit où j’ai du ressortir de la chambre, d’un coup les images effrayantes me sont revenues en tête et je me suis retrouvée à courir comme une tarée pour retrouver mon lit rassurant ! 😀

  1. Hello ! MOi qui suis une grande insomniaque de nature et qui passe mes nuits à lire, je suis bien trop chochotte pour ce type de lecture ! ahah Mais le concept m’attire beaucoup, j’avoue ! J’ai été assez intriguée par la couverture en voyant ton article ! De quoi ne plus mettre un pied chez Ikéa après… haha
    Franchement, je me tâte, ça m’intrigue ! Pourquoi pas ! si je trouve le courage…
    Bise, à Bientôt
    Marine (DeuxAimes)

    1. Fugu Fugu

      Coucou Marine ! Si j’ai réussi à le lire (bon, ok, il m’aura fallu 8 mois pour oser le finir ahum), je suis sure que tu le peux aussi ! L’un dans l’autre ce n’est pas le roman le plus effrayant du genre, loin de là. Si tu le lis, n’hésite pas à me dire ce que tu en auras pensé ! 🙂
      Bisous !

  2. Ah non, carrément je ne peux pas lire ça (et pourtant, dans le genre trucs horribles et scènes à te faire hérisser les poils, mes deux dernières grosses lecture -à savoir Le trône de fer et Outlander- ne font pas dans la dentelle)

    1. Fugu Fugu

      Ah oui, je confirme au moins pour Le Trône de Fer, Outlander je n’ai jamais lu. 🙂 Mais c’est vrai qu’il y a moins de risques de tomber sur quelque chose dans l’ombre… 😉

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