En voiture Simone !

Ma Sardine, hier, j’ai vécu une vraie déception.

 

Oh, pas une grande déception genre amoureuse, ou genre « je réalise que le monde est pourri » (non, ça, à 35 ans, je peux dire que je l’ai bien réalisé, à ce niveau c’est plus de la déception, c’est de la dépression). Plutôt une déception routière. Ou permissière. Oui j’invente des mots, je suis Présidente de Fugushima, j’ai le droit.
 

On peut dire que mon apprentissage de la conduite a été laborieux.
 
Non pas que j’aie été une mauvaise élève, enfin je ne pense pas. Mais j’écoutais peut-être un peu trop bien les consignes, et me mettais surement bien trop la pression quand je n’y arrivais pas pile poil comme il fallait. Et puis les remarques me faisaient vraiment mal, trop mal #EtreSensible

 

L'image dans ma tête de
L’image dans ma tête de « ce que je ferai quand j’aurai le permis ». Si j’étais plus jeune. Et beaucoup plus souple.

 
 

Il faut dire que ma première expérience et tentative d’apprentie-conductrice s’est rapidement (instantanément serait même plus juste) transformée en torture.
 
Monitrice désagréable au possible qui me dit que de toute manière, je n’y arriverai jamais, nouvelle monitrice qui me traite de c*nne et de danger public qui a failli tous nous tuer à chaque instant (alors que j’étais déjà flippée +++ par la conduite, pas merci), qui me disait que si j’abimais la voiture (genre si j’oubliais juste le frein à main pour démarrer, ça la cassait) je devrais la payer (quelle idée aussi d’utiliser des voitures en mousse !)Ca m’a valu de remiser mon souhait d’apprendre à conduite au fond d’un placard, fermé à double tour, dans la plus profonde cave de mon esprit.

 
 

C’est donc bien plus tard, à la veille de l’annulation de mon code de la route, que j’ai décidé de reprendre les rennes (ou plutôt le volant) de mon apprentissage.

 

Pour m’aider à vaincre ma trouille, et parce que je trouvais avoir déjà suffisamment claqué de sous là-dedans (et pourtant j’étais loin du compte, hahaha ! Hahaha…), je l’ai passé en permis Automatique. C’était un peu la honte pour moi (envolée depuis, je te rassure), mais en même temps, mon but à ce moment là était de le passer pour être mobile et autonome, pas pour le plaisir.

 
« Mais c’est pas graaaave ! » qu’il m’a dit, mon moniteur, l’air jovial et motivé : « Désormais point n’est besoin de repasser un examen pour mettre le permis à jour, il te suffira de revenir d’ici 6 mois, un an, quand tu seras prête, et un p’tit stage de rien du tout, hop, pouf, même pas mal, t’as ton permis mis à jour toutes boites ! »
 

Youpidou hein ? Youpidou…

 

 
Ca, c’était il y a environ un an et demi. Et si je t’écris aujourd’hui sur le sujet, c’est parce que j’ai comme l’impression de m’être faite entuber, si tu vois ce que je veux dire.

 
 

Hier, ultra-motivée (enfin si on entend par là qu’être ultra-motivé c’est être un chamallow tentant désespérément de repousser son stress de l’apprentissage à coup de fourche en mousse) que je me suis rendue à l’auto-école. MON auto-école. Celle qui avait réussi à me faire vaincre ma peur, à oublier que j’étais « nulle », et qui m’a permis de réussir mon permis haut la main (ok, au second essai, mais pour le premier, c’était pas tout à fait ma faute, je t’expliquerai un jour).
 

Armée de mon plus beau sourire, je m’adresse à la secrétaire de mon ton le plus mielleux et lui explique mon cas.
 
 
Patatras.
 
 

« Quand j’aurai mon permis, je serai libre d’aller partout, de voyager ! »
Et puis tu réalises que l’essence a un coût.

 

 
Mon air chamallow enthousiaste se heurte à celui d’une porte de prison qui sait qu’elle doit encore tenir 2h avant de pouvoir rentrer se poser devant Netflix.
 
« Ah bah non, on fait plus ça, non. »

 
Mon sourire fond plus vite qu’un glaçon en plein Sahara, sous canicule. Je tente de lui expliquer brièvement (avec un ton mielleux plus solide que liquide, il faut l’avouer) qu’on m’avait dit que je pourrais revenir, que c’était presque une promesse de la part du moniteur (et du patron, qui était aussi mon second moniteur, ça va, tu suis ?).
 

« Non mais on a arrêté, c’est tout. » (Pourquoi, comment ? Je ne le saurai jamais). « Allez voir chez V. »
 

V. étant l’auto-école qui m’a traumatisée et dégoûtée de la conduite, je crois qu’elle n’aura jamais entendu un si beau duo de « NON ! » que l’Amoureux et moi en réaction.

 

Bon, du coup c’est apparemment mort pour ma mise à niveau rapide, elle semblait dire que c’était pas évident de trouver des auto-écoles qui proposent encore le stage (à part V. à qui je refuse de donner ne fut-ce que un centime de plus que ce que j’ai déjà donné, faut pas déconner).

 
 

Autant te dire que je ne suis pas jouasse, j’ai l’impression de m’être faite eue, et je vois les portes de mon avenir de conductrice se refermer devant moi, condamnée à errer sur les routes avec un demi-permis et une demi voiture. #sens de la mesure

 
 

Si j’avais su, j’aurais pas venu.

 
Ou en fait si, mais j’aurais surement morflé un peu plus en serrant les dents dans l’espoir d’obtenir mon graal complet, plutôt qu’un graalounet. (Et j’aurais surement fini en PLS et une dette à en faire pâlir d’envie le Liban, mais bon).

 

Sérieusement, même si je connais beaucoup de gens qui n’ont pas le permis, même devant EUX, un permis « automatique seulement » ça ne fait pas sérieux.
Ce qui m’agace d’ailleurs, surtout quand en face on te sort que « non mais j’ai trop peur de la route pour conduire ». (Et puis les automatiques c’est le bien, même l’Amoureux qui n’était pas chaud s’y est mis, et pas mal de ses amis aussi, ce qui je pense n’est pas sans rapport avec sa désormais facilité à adopter ces tutures là).

 
 

« La clé de voiture, ce truc que tu passeras ton temps à chercher partout.

 
 

Bon en fait pour tout te dire, j’attends cet après-midi. L’Amoureux passe son permis moto et compte demander à son moniteur si l’auto-école ne proposerait pas ce stage là. Parce qu’il a eu un bon feeling avec son moniteur (heureusement !) et moi avec le patron, qui est aussi moniteur (tu suis toujours ?).

 

En tout cas vu ma chance légendaire, j’ai pas très trop envie de débarquer dans une auto-école inconnue où on pourrait me casser plus que m’aider à évoluer.

 

Mais bon, si je n’ai pas le choix (on en est pas encore là, espoir, espoir), je verrai, j’irai partout, mais pas chez V. Jamais.

 

Vroum vroum.

 

 

 
Et toi mon anguille, tu en es où du permis ? En poche et à l’aise Blaise (#ToiAussiUtiliseDesExpressionsDes80’s) ? Ou pas encore franchi le pas ? Ou dans un entre-deux, dans mon genre ?


Dis moi tout !

 

 

 

PS : On ne m’arrête plus dans la technologie, après Facebook et la Newsletter, je suis désormais aussi sur Instagram ! J’y montrerai mes meilleures photos pourries.

2 Comments

  1. Avatar Ax-L

    Le permis ça a fait 30 ans que je l’ai (team vieille peau 😉 ). Je l’ai passé à mes 18 ans tout frais, mon moniteur c’était mon oncle (c’est un chouette cadeau qu’il m’a fait là même si il était impitoyable en tant que moniteur 😉 ), après beauuuuuucoup d’heures de conduite comparé à mes potes. Parfois je me demande si je le réussirais encore aujourd’hui.

    Je croise les doigts pour que tu trouves une auto-école qui te propose le stage en question

    1. Fugu Fugu

      Oooh oui, super cadeau de la part de ton oncle ! Mais je me demande si ce n’est pas pire, on a de l’affect, faut voir… Mais si il était impitoyable, il était peut-être aussi très bon. 😀

      Je suis jeune conductrice mais pas si jeune que ça en vrai, je l’ai juste passé très tardivement, et au prix de longues heures de torture. 😉

      A priori c’est bon, j’ai paniqué pour rien, celle de l’Amoureux (pour sa moto) les propose pour les voitures, mais je dois quand même m’y rendre pour m’en assurer et en discuter (c’est la parole d’un moniteur, je ne dis pas qu’il ment, mais des fois les patrons n’ont pas le même avis sur la question). 🙂

      Belle journée à toi ! ♥

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