Jeudi, je dis Ludique !

Pardonne mon retour avec un premier jeu de mot pourri ma sardine, mais bon, j’avais la motivation et l’envie de t’écrire, et en plus je me dis que ça ferait un chouette rendez-vous : les jeudis, je dis ludique !

 

Mais en vrai je sais que je ne vais pas réussir à tenir le rythme d’une publication par semaine, surtout sur ce thème, ne fut-ce que parce que je ne teste et n’use pas de tant de sources de ludisme différentes, encore moins sur une semaine.

 

Mais qu’importe, n’est-ce pas quand même sympathique de profiter d’un moment de liberté et de loisir (le truc dont tu aimerais disposer plus souvent, je sais) pour t’amuser seul ou à plusieurs sans passer en Pegui-18 ?

 

Si, je sais que si (même si faire des trucs entre adultes consentants peut aussi être sympa, je te l’accorde, mais je ne t’en parlerai pas dans les jeudis ludiques).

 

Bref, me voilà à peine de retour que je m’égare déjà ! On ne se refait pas ma sardine, que veux-tu…

 

Donc je voulais te parler de loisirs tout publics, et qui se passent généralement en intérieur (parce que dehors, on peut rencontrer des gens, et puis c’est pollué, et il y a un gros truc dans le ciel qui brille, des fois, c’est flippant).

 

Et dans mes loisirs d’intérieur, on trouve en bonne position les jeux vidéos ET (depuis peu, mais je me rattrape en mode monomaniaque, comme à mon habitude) les jeux de société.

 

Alors je ne suis pas une joueuse forcenée qui recherche des casses-têtes de 3h pleins de stratégie où on passe plus de temps à scruter silencieusement ses cartes et son plateau qu’à discuter et prendre l’apéro avec ses adversaires. Moi j’aime les jeux funs, simples à comprendre, et plus ou moins rapides.

 

Et c’est peut-être pour ça, ou parce que c’est le dernier qu’on m’a offert (oui, j’ai 35 ans, et alors ?) ou encore parce que dès que j’ai vu son nom en soulevant le papier cadeau, la pub m’est revenue dans la face à vitesse V…. Enfin pour l’une de ces raisons, ou toutes, j’ai envie de te présenter un jeu de société que tu connais surement :

 

 
Pékin Express Les Mystères de Pékin (un jeu Lansay ! Toi aussi tu entends la voix off de la pub ? Non ?)

 

Image récupérée sur Internet, parce que moi je ne fais pas de si belles photos. 😐

 

Aaaah ce jeu !

 

Je n’y ai jamais joué enfant ou ado, et pourtant, je connais encore la pub quasiment par coeur !

 
Elle passait durant les pauses pub du Club Do je crois, et me faisait un peu flipper. Je me souviens d’un gamin en mode détective qui lit un texte avec un miroir, et puis de la voix off qui hurle « c’est HAÏ HOLI QUI A FAIT LE COUP ! » (enfin je crois, dans mon souvenir il disait « Chao Ling » mais c’est pas trop le genre du jeu apparemment).

 

 

Concept

 
Simple et rapide à apprendre (surtout à nos âges, vu qu’il est destiné à un plus jeune public à la base) : chaque joueur incarne un enquêteur largué dans Pékin (représenté sur le plateau illustré) avec une enquête (la même pour tous) à mener à bien.

 

Le livret accompagnant le jeu propose 50 enquêtes différentes, soit une bonne durée de vie et la possibilité de rejouabilité liée à l’oubli de quel personnage est le coupable au bout d’un bon nombre de parties (ou moins si tu as ma mémoire).
 

Nous n’avons joué « que » trois parties, et les enquêtes allaient du mystère du collier volé à l’assassinat d’un notable du coin.

 

L’inspecteur de l’Amoureux qui confond le coupable (enfin je veux dire qu’il le dévoile, Perceval sort de ce corps ! #Kaamelott)

 

Préparation :
 

Comme je le disais, on choisit un inspecteur, représenté par un pion personnage, que l’on pose sur le centre du plateau.
 

A portée de main, on dépose les cartes « indic » (des actions à réaliser à chaque fois que l’on tombera sur une case losange, et elles sont nombreuses).

 
Le livret et l’enquête choisie nous précisent aussi quelles cartes « témoins, sage et espion » disposer sur le plateau afin de suivre la bonne enquête. Il y a également quatre cartes « dragons chinois » (les dragons en papiers soulevés par des danseurs) de coloris différents à placer à des endroits stratégiques.

 
On place devant soi une liste des suspects (12 personnages), une fiche de renseignements (où on notera qui nous a dit quoi) et on laisse à portée le matériel d’enquêteur, c’est à dire le petit miroir qui servira à lire les paroles du sage (en miroir, justement) et le filtre rouge (pour lire en toute discrétion ce que racontent les témoins.
 

Oui ça fait un peu de préparation, mais une fois qu’on a tout compris, ça va très vite !

 
On tire ensuite le dé, c’est le plus gros chiffre qui commence.

 
Ca va, tu suis, jusque là ?

 

J’ai choisi « le jaune » et puis je me suis demandée si c’était raciste de dire ça… 😐

 

La partie :

 
A chaque tour, on lance le dé et choisit d’avancer dans une direction (sans pouvoir faire demi-tour en cours de route) afin d’aller discuter avec tous les témoins : Lady Charming, le restaurateur Riz-a-Lô, le pêcheur Shang-Pa-Bong… (Oui tout ça est « un peu » raciste, c’est dommage car le jeu est bon…)
  Mais attention : on ne peut pas passer là où se trouvent les dragons.

 

A chaque fois qu’un témoin nous dit avoir vu quelque chose, on note l’indice, ce qui nous permettra de faire des déductions : portait-il une moustache ? Des lunettes ?

 

Dans l’idée, on est pas loin d’une partie de « Qui-Est-Ce », le coté Inspecteur Magret en plus (coin).

 
 

La vérité si je mens !
 

Le sage dit toujours la vérité, mais ce n’est pas forcément le cas des témoins. Lui rendre visite (et lire sa réponse avec le miroir) permet d’affiner nos recherches en inversant parfois les paroles de certains témoins.

 
 

Il est où ?
 

L’espion sait qui est le coupable et sous quel dragon il se cache, mais il ne nous révélera qu’une seule information : sous quelle couleur de dragon le coupable se balade.

 
A ce propos, sa carte est amusante car elle réagit à la chaleur de nos mains, et le message n’apparait qu’en étant chauffé, pour disparaitre une fois la carte reposée…

 

Mes photos sont tellement pourries que j’ai du choisir les moins pourries du tas, mais on voit un bout du plateau au moins… 😀

 

Fin de partie.

 
Lorsque l’on a deviné (ou qu’on le croit) l’identité du coupable, on se rend au pas de course (et à la vitesse des jets de dé) jusqu’au dragon qui le masque.

On peut ensuite lancer notre accusation à la face des autres joueurs et vérifier dans le livret, à l’aide d’une carte spéciale, si on a eu raison ou non.

 
Dans le cas d’une réussite, la partie est finie et on gagne. Youpi !

Dans le cas contraire, on se tait, on a perdu, et on laisse les autres joueurs finir la partie et tenter leur chance. Meh…

 

 

Difficile de se tromper ?
 

Oui, à mon âge, ça me semblait difficile de faire une erreur en faisant preuve d’un peu de patience et de déduction, mais en fait, dans ma précipitation lors de ma dernière partie, j’ai mal lu ce que j’avais noté (en tout petit pour ne pas être lue haha) et j’ai accusé le mauvais coupable… Bim, et me voilà hors jeu !

 

 

Mon avis :

Bon je ne suis pas le public cible typique de ce genre de jeu (j’ai légèrement dépassé l’âge 😀 ) mais j’ai bien aimé nos parties sans prise de tête.

 

On se prend vite au jeu de poursuivre le coupable, quel que soit le crime, et puis entre adultes on en vient rapidement à tenter de se mettre des bâtons dans les roues en utilisant les dragons (que certaines cartes « indic' » peuvent nous obliger à déplacer) pour bloquer l’autre et l’obliger à changer de direction. 😀

 

En fait je pense que ce jeu ressemble fort à « Cluedo », autre classique des ludothèques mais auquel je n’ai jamais eu l’occasion de jouer… Tester « Les Mystères de Pékin » m’a bien motivée à me le procurer, à l’occasion !

 

Et sinon, il faut noter quand même que les illustrations ont été rafraîchies depuis le jeu de mon époque… (Coucou mamie !)

 

C’est tout numérisé, lisse et propre, alors j’avoue que moi ça me manque un peu car j’ai un tel souvenir de l’ancien jeu que j’aurais presque aimé l’avoir « dans son jus ».

 

Mais pour les nouvelles générations ou les moins euh… atteints que moi, cette version est vraiment sympathique ! 🙂

 

 

 

Et toi ma sardine, es-tu amatrice de jeux de société ? Tu me fais découvrir ton préféré ?

 

 

Les Mystères de Pékin – Lansay – à partir de 8 ans – 2 à 6 joueurs – 1 à 2h (avec les plus jeunes ou plus de joueurs, à deux ça nous a pris 20 minutes)

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2 Comments

  1. Avatar Blobfish

    Bon je vais passer le fait que mon jeu préféré est le jeu de rôles, directement. Avec ou sans plateau, de préférence en vrééé mais aussi via le net. 😀

    Sinon j’aime tous les jeux politico/tactique/nawak : Diplomacy (faut pas avoir d’amis pour y jouer, au pire en fin de partie, tu n’en as plus NB : ça peut être pratique), l’Age des Dieux (même si à mettre en place rrrchgneugneu), Fief (j’suis même plus sur qu’il soit en vente) ou Elexir (qui n’est plus en vente mais que je t’aurais bien recommandé sinon, vu le côté lol du truc.) 😀

    C’est large mais dans l’ensemble je m’oppose rarement à un jeu de société. 😉

    Et les mystères de Pékin, j’y jouais jeune avec mon cousin, c’était sympa ! Je me souviens pas par contre du truc avec la main, pour chauffer, je pense que ça c’est nouvelle version. 😀

    1. Fugu Fugu

      Alors je commence par la fin : oui je pense aussi que le truc de chauffer la carte c’est assez récent, au départ on a même cru qu’on avait effacé le texte en le touchant, on se disait que la qualité était pas top… 😀 Mais en fait si, et c’est, je dirais, ce que je préfère dans cette « nouvelle version ». 😀

      Diplomacy je vais éviter, en général on joue avant de manger et à table, il y a des couteaux… ;D

      Fief a l’air sympa, mais ça doit dépendre avec qui on joue, l’Amoureux est capable de calculer sa stratégie à Pékin Exp… Mystères de Pékin, alors bon… 😀

      Elexir m’a l’air un peu dans la veine de Munchkin (pas sure de l’orthographe), non ? Quant à l’âge des Dieux, faudra peut-être qu’on y joue un jour. Un jour… ;D

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