La commande de Cliente Relou

Ma sardine, il faut que je te raconte ce que je viens de vivre au boulot, sinon je vais exploser.

 

 

Je te l’ai déjà dit une fois ou deux (au moins, haha), je suis à mon compte. Ma propre patronne (chi… et autoritaire) . Et ouais !

 

Je crée, fabrique et vends des produits de ma propre composition, le tout ici, en France, et dans mon petit atelier savoyard (avec mes chats, même si eux n’y travaillent pas, les feignants).

 

 

Ne t’en fais pas, je n’ai pas prévu de te faire un speech publicitaire, mais il faut bien que je résume le contexte, non ? (Si tu veux commander, c’est par… Non je déconne. On ne mélange pas les fugus et les serviettes).

 

 

Comme dans tout ce qui touche au commerce en ce moment (et pas que, d’ailleurs) Noël approche, et c’est LA période où on va dormir comme des loirs dès qu’on en a l’occasion (entre minuit et trois heures du matin principalement). J’en profite d’ailleurs pour glisser une pensée à Axelle qui m’inspire dans sa manière d’appréhender cette période !

 

Internet étant mon point de vente numbeurre ouane, les commandes en ligne se font plus nombreuses, et forcément, les délais de préparation et surtout de livraison peuvent en souffrir. Après tout, nous sommes tous poiscailles humains, fabricants, préparateurs et transporteurs.

 

 

 

Ma voiture chargée et prête à partir pour La Poste.
Ma voiture chargée et prête à partir pour La Poste.

 

 

 

La plupart des clients se montrent sympas et compréhensifs.

 

La plupart… Haha…

 

 

C’était sans compter sur celle que j’ai décidé d’appeler « la cliente relou » (pour rester polie).

 
 
 

Il y a quelques temps, le 8 novembre pour être exacte, et à 23h30 pour être encore plus exacte, une commande tombe, de la part d’une cliente qui a déjà fait quelques achats précédemment.

 

Contexte : 8 novembre, soit un vendredi, 23h30, soit à une heure où je ne suis logiquement plus en train de bosser (j’étais même plutôt en train de comater dans mon pyjama pilou), et surtout la veille d’un week-end de trois jours, le 11 novembre étant férié (que j’ai décidé de prendre, cette année, mon corps m’en remercie).

 

 

C’est donc mardi 12 que je me mets à la tâche (pistache), et mercredi 13 au matin que je dépose sa commande chez le transporteur. Un transporteur « longue durée », car le moins cher (je laisse toujours le choix au client).

 

 

Je te l’ai dit ma sardine, nous sommes en début de période de fêtes, je ne suis pas la seule à expédier ou réceptionner des colis, et forcément les livreurs, transporteurs, et tout le reste de la chaîne de livraison tournent à plein régime.

 

Ce qui devait (mais j’aurais préféré que non, forcément) arriver arriva : son colis s’est retrouvé bloqué quelques jours dans les méandres du réseau de transport.
 
 

 

C’est là que mon calvaire a commencé.

 
 
 

Premier e-mail de sa part : « Avez-vous des problèmes dans votre vie ?? » suivi de quelques accusations sur le fait que je n’aurais pas expédié le colis (Si, preuve à l’appui). (Elle aurait d’ailleurs du recevoir un message l’en informant, mais l’informatique, c’est pas toujours ça, n’est-ce pas ?)

 

 

J’appelle le transporteur (et je tombe sur une harpie en manque de caféine, décidément), ensemble on règle le souci (qui n’en était pas un, le colis attendait juste patiemment avec d’autres que ce soit son tour, même si j’avoue que glander pendant une semaine, ça fait beaucoup).

 

 

Armée de mon plus beau sourire écrit, je préviens aimablement Cliente Relou.

 

 

Elle me répond agressivement qu’elle ose au moins espérer que le colis arrivera intact, et qu’en plus, ce sont des cadeaux pour Noël, qu’ils n’arriveront pas à temps, gneugneugneu. #CoucouLePessimisme

 

 

Selfie de moi après lecture de son e-mail.
Selfie de moi après lecture de son e-mail.

 

 

Le colis arrive dès le lendemain matin dans le point relais qu’elle a choisi, mais elle tarde un peu à aller le chercher (pour quelqu’un de pressé… Mais ok, mettons que là, je ne peux rien dire, ça arrive).

 

 

Je vois sur le suivi en ligne que le colis est livré, j’espère secrètement que ça va s’arrêter là. Mais forcément : non.

 
 

 

Nouvel e-mail de la cliente, toujours aussi agréable qu’un chat s’étant coincé la queue dans la porte (oui c’est du vécu): mon colis était mal emballé, pas du tout protégé, en gros, tout est de ma faute, et certains produits sont arrivés abimés. (Ca peut arriver, ça je ne dis pas le contraire, même si je fais toujours très attention à l’emballage, on est pas à l’abri d’un choc, surtout en haute saison).

 

 

Je m’épate moi-même, mais c’est (assez) calmement que je lui demande une photo des produits abimés, qu’elle m’envoie.

 

Je constate, et commercialement je lui renvoie un bordereau d’expédition en lui proposant de me réexpédier ces produits abimés pour que je les lui remplace par d’autres.

 

 

Là ma sardine, je pensais naïvement l’aventure (presque) terminée, j’avais fait ma part en ce que je trouve être toute honnêteté et amabilité. Mais non, elle a décidé que ce n’était pas suffisant.

 
 
 

J’ai reçu un e-mail cette nuit (décidément, elle doit être doit être une de ces créatures qui ne vivent que dans l’obscurité), et cet e-mail m’a fait sortir la vapeur par les épines.

 

 

Désormais c’est comme ça que je verrai sa tête dans la mienne.

 

 

Elle est très mécontente, si elle commande sur internet ce n’est PAS pour attendre (je te le rappelle, Cocotte, que t’as choisi la livraison lente ?), ni pour s’enquiquiner avec des expéditions, ou des demandes particulières (de ma part) qui n’ont pas lieu d’être. Elle ne commandera donc plus chez moi, c’est tout.

 

Et elle ajoute, comme un point final dans lequel j’imagine son sourire narquois : « Joyeux Noël ! »

 
 
 

Depuis la lecture, je m’agite dans mon bocal. J’ai pensé à lui répondre, mais je n’arriverai pas à rester polie, je pense. Ou plutôt si, mais je REFUSE de m’excuser encore (ce que je vais me sentir obligée de faire, pour ne pas paraître agressive, MOI). Je l’ai fait plusieurs fois durant nos échanges, même si je ne suis pas coupable des retards, je reste un fugu aimable (à 70% du temps) qui prends à coeur le bonheur de ses clients.

 

 

 

Je te jure ma sardine, avant de me mettre à te raconter tout ça, j’étais à deux doigts de prendre un sapin et d’aller l’assommer avec (en fait non, je t’avoue honnêtement que je lui souhaitais plutôt de s’asseoir dessus, mais c’est moins poli encore).

 

 

Mais il parait qu’écrire soulage et fait du bien.

 

 

C’est vrai, la preuve : je n’ai plus envie de l’assommer avec un sapin.

 
Juste de l’étrangler avec une guirlande.

 

 

 
Et toi ma sardine, comment ça se passe à ton boulot en cette période d’avant fête ? Ca y change quelque chose (en bien ou mal d’ailleurs), ou pas du tout ?
 

 

 

PS : Tu veux savoir la meilleure ? Si avant son message, les ventes étaient (quand même) un peu en berne pour cette période, depuis qu’elle m’envoie ses e-mails, ils sont toujours suivis d’une (très) jolie commande.

 

Bon, pourvu que ces gens soient un peu plus aimables, hein ! 😀

4 Comments

    1. Fugu Fugu

      Heureusement la plupart du temps les gens sont aimables et compréhensifs, mais ce serait trop simple si tout le monde l’était. 😀

      Je créatrice de parfums et fabricante de bougies artisanales (les deux sont liés). 😉

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